Visite guidée (février 2011)

Dans mon dernier blogue, j’avais promis de présenter une petite société chinoise qui pourrait ne pas être une fraude. Eh bien, j’ai complètement changé d’idée à son sujet ! Des recherches plus approfondies me font maintenant croire que le risque de fraude est très élevé et qu’il serait irresponsable que je la présente sur ce blogue sous une lumière positive.

De plus, Rick Pearson, l’investisseur américain que je croyais capable de séparer le bon grain de l’ivraie s’est révélé être un “promoteur” de titres douteux dénué de tout scrupule. Le vidéo ci-dessous nous donne un exemple de son travail avec la papetière chinoise Orient Paper. Ce titre, durement attaqué par les vendeurs à découvert, a atteint une capitalisation boursière de 200 millions US au sommet de sa gloire.

Dans ce vidéo, Pearson visite l’usine tout en faisant un commentaire ultrapositif sur ses perspectives financières en voix off. C’est carrément loufoque, car on y remarque très bien la désuétude des machines, le désordre de l’usine, les madames qui font semblant de “brasser” du papier sur des tables, le papier recyclé que l’usine transforme (supposément) entreposé à l’extérieur ( et donc exposé aux intempéries), et j’en passe…

Je ne suis pas un expert en pâtes et papiers, mais il me semble invraisemblable qu’une telle usine puisse avoir une grande valeur. À titre de comparaison, voici un vidéo décrivant une usine de la société Stora Enso en Belgique :

Le plus incroyable, c’est que Pearson a réalisé son vidéo pour le compte du site The Street.com. Un site financier  jouissant d’une certaine crédibilité aux États-Unis. Mon opinion sur le sujet est maintenant radicale : mieux vaut ne pas toucher aux petites capitalisations chinoises sous aucun prétexte !

Devant la multiplication des allégations de fraude, il est fort possible que les autorités boursières américaines interrompent la négociation de plusieurs de ces titres pour une durée indéterminée. C’est un risque considérable auquel s’expose les amateurs de petites capitalisations chinoises. On peut aussi se poser la question suivante : si la compagnie est aussi exceptionnelle qu’elle le prétend, pourquoi a-t-elle choisie le chemin tortueux de la prise de contrôle inversée plutôt que de simplement s’inscrire “à la régulière” sur une bourse chinoise ?

Le rapport dévastateur de Muddy Water Research sur Orient Paper

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